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Nous, Shéhérazade

Visuel Nous, Shéhérazade vernissage

"Nous avons fait résonner nos voix, tissant histoires individuelles et récits collectifs. Nous avons exploré la voix féminine comme instrument de narration, de résistance et de mémoire, entre chants porteurs de sens et sons dépourvus de mots, créant des ponts entre politique, sensibilité et imaginaire.
Guidées par des artistes et chercheuses, nous avons écouté et enregistré les sons de nos corps et de nos mémoires, appris à capter l’espace, façonner les textures sonores et monter nos histoires à travers des pistes collectives. Nous avons écrit, déconstruit, expérimenté l’improvisation vocale et le chant non sémantique, donnant voix à des histoires d’apnée, à des récits aquatiques.
Nous nous sommes inspirées de femmes du passé et du présent: des chants féministes des années ’70, aux pratiques collectives de pêcheuses japonaises et aux chants liés à la pêche de perles à Bahreïn. Nous avons inventé mots, rythmes et mondes sonores collectivement, donnant corps à une multiplicité de récits mineurs qui résonnent dans la Grande Histoire."


Œuvres sonores de: Julie Correia Gomes – Juliette Demaret – Salomé Dufour – Juliette Escudé – Auriane Leclercq – Amelie Pentecôte – Julie Vanhoenacker


Dans le cadre d’un module transdisciplinaire, « Nous, Shéhérazade » est une proposition de Raffaella Crispino (Bourse de recherche FRArt – FNRS 2024), en collaboration avec Maria Teresa Betancor, Barbara Demaret, Liévine Hubert, Mathilde Maillard, Stéphanie Mangez, Ioana Mandrescu et Marine Simonis.

Meeting Point #54 Territoires subjectifs

Affiche MP 54 L'Homme le plus heureux du monde

L'homme le plus heureux du monde
Projection du film de Teona Strugar Mitevska, 2022
(En présence de la réalisatrice)

Sarajevo, de nos jours. Asja, 40 ans, célibataire, s’est inscrite à une journée de speed-dating pour faire de nouvelles rencontres. On lui présente Zoran, un banquier de son âge. Cependant, Zoran ne cherche pas l’amour, il cherche le pardon.

Avec ce cinquième film du cycle Territoires subjectifs, une fiction, il s’agit d’explorer la manière dont le rapport au territoire se construit et se déconstruit, en croisant représentations et imaginaires. Parcourir ces territoires — qu’ils soient géographiques ou corporels, et toujours traversés par des enjeux politiques — permet d’ouvrir un espace de reconnaissance pour des voix et des récits souvent invisibilisés.

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Chaire à vif 2026

Chaire à vif 2026

L'écologie de l’esprit à l’ère de l’intelligence artificielle : machines, mémoires et pouvoirs

CHAIRE À VIF est une chaire ouverte au sein de La Cambre, matérialisée par un cycle de conférences tout au long de l’année académique. Chaque édition est confiée à une personnalité européenne qui se distingue sur le plan artistique, académique, sociétal ou scientifique, offrant ainsi un espace de réflexion critique et créatif au cœur de l’institution.

Porté par Anne Alombert et l’artiste-chercheuse Judith Deschamps, le prochain cycle de conférences analyse les métamorphoses de nos esprits à l’ère des technologies numériques, de l’allégorie de la caverne de Platon aux intelligences artificielles génératives. Ces dispositifs réorganisent nos mémoires, notre attention et nos milieux symboliques, se révélant à la fois remède et poison, instrument d’émancipation et vecteur de fragilité. Philosophie, histoire des médias et recherches-créations artistiques se croisent pour repenser ces technologies, non comme simples prothèses de l’esprit, mais comme partenaires sensibles révélant nos vulnérabilités et la richesse de nos imaginaires collectifs.


Lundi 2 février 2026
L’écologie de l’attention dans le milieu numérique : cavernes artificielles et archéologie des médias
Anne Alombert

Dans sa célèbre allégorie de la caverne, Platon évoquait déjà le pouvoir de fascination et les risques de manipulation inhérents aux images artificielles. Depuis la Grèce ancienne, nos cavernes artificielles n’ont cessé d’évoluer, transformant nos mémoires et nos imaginations, brouillant les rapports entre réalité et fiction. Dans la caverne numérique contemporaine, de nouveaux pouvoirs tendent à s’affirmer : ce sont ceux des géants du numériques qui captent nos attentions et influencent nos comportements, au moyen de « technologies persuasives » et d’algorithmes de recommandation.
Que devient la vie de l’esprit dans ce nouveau milieu artificiel ? Comment les médias numériques affectent-ils nos facultés attentionnelles, réflexives et mémorielles ? Quelles sont les conséquences politiques de la numérisation de nos espaces publics et de nos milieux symboliques ? Nous tenterons de répondre à ces questions en confrontant les analyses philosophiques aux enjeux contemporains.


Mercredi 18 février 2026
Pharmacologie de l’intelligence artificielle : enjeux psychiques et politiques des automates numériques
Anne Alombert

Dans le célèbre dialogue du Phèdre, Platon s’interroge sur la dimension pharmacologique de l’écriture alphabétique, qui se diffuse dans la société grecque : l’écriture permet d’augmenter la quantité de savoirs conservés mais les citoyens risquent aussi de ne plus pratiquer leurs mémoires vivantes, de ne plus interpréter et renouveler les connaissances et de se laisser séduire par les discours des sophistes. Ces trois risques se rejouent dans le contexte de l’ « intelligence artificielle générative », à laquelle nous déléguons nos capacités d’expression : les calculs probabilistes risquent d’uniformiser nos milieux symboliques et les biais idéologiques d’influencer les manières de parler et de penser.
Comment ces nouvelles machines linguistiques affectent-elles nos capacités à écrire, à réfléchir et à nous relier ? Que faisons-nous, au juste, lorsque nous échangeons avec un chatbot simulant une altérité ? Pourrons-nous encore croire en ce que nous voyons, lisons et écoutons lorsque la majorité des contenus seront automatiquement générés ? Nous tenterons de répondre à ces questions en nous appuyant sur l’histoire de la philosophie et les recherches contemporaines concernant ces phénomènes inédits.


Mercredi 8 avril 2026
L’IA en fin de vie : technologie, finitude, sublimation et mélancolie
Judith Deschamps (en discussion avec Anne Alombert) 

Durant cette séance, Judith Deschamps, artiste et docteure de l’EUR ArTeC, présentera ses travaux de recherche-création effectués dans le cadre de sa thèse intitulée « L’IA en fin de vie : vers une resubjectivation par le machinique » : cette présentation sera suivie d’une discussion avec Anne Alombert puis avec le public.

A rebours des idéologies transhumanistes et techno-solutionnistes et de leur imaginaire validiste, qui ne jurent que par l’augmentation, la puissance et l’immortalité, les recherches-créations de Judith Deschamps nous invite à faire l’épreuve de notre corps et de notre finitude dans un rapport réinventé aux technologies numériques, auxquelles il ne s’agit pas de se comparer, mais qu’il s’agit de se réapproprier à travers des pratiques à la fois manuelles, sensorielles, et mémorielles.

A travers deux projets à la fois artistiques et collectifs, Judith Deschamps explore la manière dot l’expérience de la puberté par des enfants soprano et celle de la vieillesse par des personnes résidant en EHPAD peuvent nous aider à repenser notre rapport à l’intelligence artificielle et à sublimer notre rapport à la finitude et à la mortalité.
Entre enfance et vieillesse, incomplétude et complétude, incarnation et désincarnation pour engendrer de nouvelles formes relationnelles avec l’IA, non pas en dépit de nos/ses limites, mais à travers elles.

Confessions Live

CasoSon 007

We are cyborgs.
We invite you to our cyborg tale.
With sound, let’s invent a cyborgian language.

Avec les propositions de Salomé Abbou, Marie Ardilouze, Diana Bulai Paun, Nestor Dauchez, Félice Decleire, Tom Deplagne, Sacha Giot, Dominic Hughes, Quentin Kobia, Clotilde Martins Dias, Hava Ollitrault, Laëtitia Sigogne, Clémence Thomas. 

Toutes les pièces ont été composées dans le cadre du cours de création sonore et musique expérimentale, en collaboration avec le centre d'art Q-O2. Ce cours propose aux étudiant·e·x·s un cadre privilégié d’écoute, d’expérimentation et de réflexion autour des questions liées au son, observées au travers du prisme des relations corps / machine. 

Intervenantes: Julia Eckhardt, Céline Gillain, Caroline Profanter, Myriam Pruvot.

19 Travaux 19 incidents

Expo Travaux incidents

Du 16 au 18 janvier 2026, l’Atelier Sculpture investit le Museum et la Galerie du Botanique pour présenter "19 travaux 19 incidents".

Des incidents d’apparence anodine mais capables de provoquer le désordre, d’ébranler l’ordre établi.

Chaque œuvre est à la fois poétique et politique, porteuse d’instabilité et de transformation, réceptacle d’émotions et de récits. Chaque pièce s’affirme comme un accident voulu, surgissant dans un univers hybride et complexe, propice au mouvement, à l’action, à la construction comme au doute.
L'exposition "19 travaux 19 incidents" se déploie comme un terrain d’expérience et de questionnement, où l’art agit par perturbation, déplacement et révélation.

Flore Ascencio –  Charlotte Barreyre – Louison De Wit – Alexandra Duliere – Christophe-André Garrec – Suzon Garcia – Eve Julia Gonzalez – Stefano Gringeri – Louis LEMAIRE – Leo Marybrasse – Monica Piloni – Quentin Plazar –  Shanti Rey Fayet – Louis-Lamine Sadio – Elliott Schott – Maciej Strupczewski – Klara Tham – Raymond Vandenbos – Joseph Vincent 


Équipe pédagogique
Claude Cattelain & Nancy Casielles (commissaires) – Nine Perris – Geoffroy De Volder – Philippe Le Docte

Communiqué

#Artsplastiquesendanger

Suite à l’annonce de la fermeture de plusieurs structures culturelles majeures, la plupart consacrées à la création contemporaine en arts plastiques, et en prévision de la manifestation sectorielle du 15 décembre 2025, les fédérations professionnelles des arts plastiques belges tirent un nouveau signal d’alarme face à une série d’annonces à tous les niveaux de pouvoir fédéral, communautaire et communal — dont l’ampleur, la simultanéité et les conséquences sociales laissent entrevoir une remise en cause structurelle de l’existence même du secteur.

>>> Communiqué collectif du secteur des arts plastiques

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Exposition "Faire feu"

Faire feu

L'exposition "Faire feu" résulte d’un module transdisciplinaire donné à La Cambre, réunissant quatorze étudiant·e·x·s issu·e·x·s des ateliers de céramique, d’espace urbain, d’architecture d’intérieur, de gravure et image imprimée, de texte et création littéraire, de peinture, de dessin, de scénographie et de communication visuelle et graphique. Intitulé "Le Troisième geste", ce module pédagogique transdisciplinaire est initié et coordonné par Darren Roshier et Mélanie Peduzzi. Milady Renoir, Crecha Gomes Da Silva, Sabine Sil, Antoine Fallon et Tiphanie Blanc en sont les intervenant·e·s pédagogiques.

Feu de bois, feu de cheminée, feu de joie, feu de cuisson. Torche et brasier, phare et foyer. La flamme est versatile et se porte aux intentions de celles et ceux qui la portent.
Qu’est-ce qui est à sauver lorsque tout brûle ? Pourquoi créer alors que tout s’effondre ?
Réfléchir à la place qu’occupe l’art dans une société qui vise majoritairement à le consommer revient à se poser la question de la pertinence des artistes dans le monde politique actuel. Est-ce que notre attrait pour les objets culturels n’est pas saturé par un modèle économique animé d’une faim sans fin ? Sans doute. Mais libre à nous d’essayer d’y voir encore la possibilité d’un échange qui ne serait pas que marchand.
Qu’elles soient individuelles ou collectives, les pratiques artistiques cherchent à aménager le monde, soit en le transformant pour le rendre plus accueillant, soit en y creusant un espace habitable pour toutes et tous. De la colocation aux jeux, du repas partagé aux histoires échangées, nous voudrions souligner le caractère profondément passager de l’art. Loin des expositions qui pensent l’art en vue d’une production finie, nous aimerions le prendre comme un prétexte, ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire l’occasion d’échanger autrement. À l’image des abeilles qui, à l’approche d’un feu, se chargent de miel pour préparer leur exode, repensons ce qui est à sauvegarder.
Nous vous invitons le temps d’une soirée au cœur d’un foyer, dans l’intimité qui lie un espace commun, à partager lectures et jeux, soupes et miel.


Artistes
Apolline BachetElliot BaraducConstance BonnetFanny CanelEmma HermanVincenz HeigenhuberHiram LoriantEloïse MThaïs Marquet-EllisSibylle MarchonYohan NeutMarion PaquetteLily RobertEllie Sissung

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Chaire à vif 2026

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L'écologie de l’esprit à l’ère de l’intelligence artificielle: machines, mémoires et pouvoirs

Anne Alombert
Maîtresse de Conférence en Philosophie
Université Paris 8


Depuis l’émergence de l’informatique et de la cybernétique à la fin des années 1950 jusqu’aux "intelligences artificielles génératives" et aux chatbots qui ont désormais envahi nos sociétés, en passant par Internet, le Web, les moteurs de recherches ou encore les réseaux sociaux, les technologies numériques sont désormais omniprésentes dans toutes les sphères de nos existences, transformant nos vies psychiques et nos capacités mentales comme nos vies politiques et nos institutions collectives.

Alors que les idéologies transhumanistes ne jurent que par les progrès exponentiels des "esprits numériques" et le mythe de la "singularité technologique", il convient au contraire de s’interroger sur ce que ces dispositifs industriels font à nos esprits individuels et collectifs et à nos singularités idiomatiques et culturelles. Pour ce faire, il convient d’adopter une perspective écologique et pharmacologique, qui envisage l’esprit à travers sa relation avec les environnements techno-symboliques, qui servent de support à la mémoire et aux savoirs, mais qui peuvent aussi toujours les court-circuiter et les menacer - à l’image du pharmakon, terme grec signifiant à la fois remède et poison.

Durant les deux premières conférences, nous proposons de mobiliser cette perspective écologique et pharmacologique pour analyser les enjeux de deux technologies numériques largement répandues aujourd’hui: les réseaux sociaux commerciaux et leurs algorithmes de recommandation d’une part et lesdites "intelligences artificielles génératives" et les chatbots d’autre part. Ces deux technologies, utilisées de manière massive et quotidienne par des millions d’individus, servent de prothèses cognitives et reconfigurent nos espaces publics et nos milieux symboliques: elles posent des questions inédites pour l’avenir de nos santés mentales et de nos régimes démocratiques. Afin d’appréhender ces enjeux avec une perspective historique, nous reviendrons sur la dimension pharmacologique des technologies médiatiques: depuis l’écriture alphabétique jusqu’aux machines d’écritures algorithmiques, en passant par l’imprimerie, la photographie, la phonographie, la radio, le cinéma, la télévision, les données numériques et les calculs informatiques, nous verront comment les évolutions technologiques ont influencé les évolutions de nos esprits et de nos sociétés – pour le meilleur et pour le pire.

La dernière conférence sera l’occasion de confronter ces questions aux travaux de recherche-création de l’artiste Judith Deschamps, qui explorent les potentialités positives des pharmaka numériques, en les intégrant à des projets à la fois artistiques et collectifs, qui impliquent des pratiques  incarnées et sensorielles de l’intelligence artificielle. A rebours des imaginaires transhumanistes et techno-solutionnistes, les travaux de Judith Deschamps montrent que les machines algorithmiques peuvent aussi donner lieu à des expériences de sublimation, qui interrogent la vulnérabilité et la finitude de nos corps vivants et ouvrent à de nouveaux milieux symboliques. 


Mercredi 18 février 2026
L’écologie de l’attention dans le milieu numérique: cavernes artificielles et archéologie des médias
Anne Alombert

Dans sa célèbre allégorie de la caverne, Platon évoquait déjà le pouvoir de fascination et les risques de manipulation inhérents aux images artificielles. Depuis la Grèce ancienne, nos cavernes artificielles n’ont cessé d’évoluer, transformant nos mémoires et nos imaginations, brouillant les rapports entre réalité et fiction. Dans la caverne numérique contemporaine, de nouveaux pouvoirs tendent à s’affirmer: ce sont ceux des géants du numérique qui captent nos attentions et influencent nos comportements, au moyen de "technologies persuasives" et d’algorithmes de recommandation. Que devient la vie de l’esprit dans ce nouveau milieu artificiel? Comment les médias numériques affectent-ils nos facultés attentionnelles, réflexives et mémorielles? Quelles sont les conséquences politiques de la numérisation de nos espaces publics et de nos milieux symboliques? Nous tenterons de répondre à ces questions en confrontant les analyses philosophiques aux enjeux contemporains.

 

Lundi 23 février 2026
Pharmacologie de l’intelligence artificielle: enjeux psychiques et politiques des automates numériques
Anne Alombert

Dans le célèbre dialogue du Phèdre, Platon s’interroge sur la dimension pharmacologique de l’écriture alphabétique, qui se diffuse dans la société grecque: l’écriture permet d’augmenter la quantité de savoirs conservés mais les citoyens risquent aussi de ne plus pratiquer leurs mémoires vivantes, de ne plus interpréter et renouveler les connaissances et de se laisser séduire par les discours des sophistes. Ces trois risques se rejouent dans le contexte de l’"intelligence artificielle générative", à laquelle nous déléguons nos capacités d’expression: les calculs probabilistes risquent d’uniformiser nos milieux symboliques et les biais idéologiques d’influencer les manières de parler et de penser. Comment ces nouvelles machines linguistiques affectent-elles nos capacités à écrire, à réfléchir et à nous relier? Que faisons-nous, au juste, lorsque nous échangeons avec un chatbot simulant une altérité? Pourrons-nous encore croire en ce que nous voyons, lisons et écoutons lorsque la majorité des contenus seront automatiquement générés? Nous tenterons de répondre à ces questions en nous appuyant sur l’histoire de la philosophie et les recherches contemporaines concernant ces phénomènes inédits.

 

Mercredi 8 avril 2026
L’IA en fin de vie: technologie, finitude, sublimation et mélancolie
Judith Deschamps (en discussion avec Anne Alombert)

Durant cette séance, Judith Deschamps, artiste et docteure de l’EUR ArTeC, présentera ses travaux de recherche-création effectués dans le cadre de sa thèse intitulée "L’IA en fin de vie: vers une resubjectivation par le machinique": cette présentation sera suivie d’une discussion avec Anne Alombert puis avec le public.

À rebours des idéologies transhumanistes et techno-solutionnistes et de leur imaginaire validiste, qui ne jurent que par l’augmentation, la puissance et l’immortalité, les recherches-créations de Judith Deschamps nous invite à faire l’épreuve de notre corps et de notre finitude dans un rapport réinventé aux technologies numériques, auxquelles il ne s’agit pas de se comparer, mais qu’il s’agit de se réapproprier à travers des pratiques à la fois manuelles, sensorielles, et mémorielles.

À travers deux projets à la fois artistiques et collectifs, Judith Deschamps explore la manière dont l’expérience de la puberté par des enfants soprano et celle de la vieillesse par des personnes résidant en EHPAD peuvent nous aider à repenser notre rapport à l’intelligence artificielle et à sublimer notre rapport à la finitude et à la mortalité.
Entre enfance et vieillesse, incomplétude et complétude, incarnation et désincarnation pour engendrer de nouvelles formes relationnelles avec l’IA, non pas en dépit de nos/ses limites, mais à travers elles.

Agrégée de philosophie, Anne Alombert est maîtresse de conférences en philosophie contemporaine à l’université Paris 8. Elle enseignait précédemment à l’Université Catholique de Lille, au sein de la chaire "Éthique, technologie et transhumanismes". Elle est autrice d’une thèse de philosophie effectuée à l’Université Paris Nanterre (2020) sous la direction de François-David Sebbah, qui porte sur la question des rapports entre vie, techniques et esprits dans les travaux de Gilbert Simondon et Jacques Derrida.
Ses recherches portent sur la question des rapports entre vie, technique et esprit dans l’histoire de la philosophie, ainsi que sur les enjeux anthropologiques des transformations technologiques contemporaines, notamment à partir des travaux de Jacques Derrida, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
Elle est co-autrice de l’ouvrage "Bifurquer" (2020), autrice du livre "Schizophrénie numérique" (2023) et membre du Conseil national du numérique.

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Création d’une filière de Design à l’UNILU

Lubumbashi

Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo et pôle culturel en pleine expansion, voit se dessiner une nouvelle étape dans la structuration des métiers créatifs. En collaboration avec La Cambre et la Faculté d’Architecture de l’ULB, l’Université de Lubumbashi (UNILU) met en œuvre une filière de Design conçue pour articuler les réalités locales avec les standards internationaux.

Il s’agit en priorité de former des enseignants dans deux domaines :

– la communication visuelle et graphique, associant dessin, narration visuelle, médiums numériques et réflexion créative ;

– le design urbain, pour penser l’espace public face aux enjeux d’une métropole en croissance.

Par le biais d’ateliers, de formations croisées, de recherches-actions et d’immersions à Bruxelles et à Lubumbashi, les formateurs acquerront des pratiques contemporaines, une approche interdisciplinaire et une compréhension approfondie du contexte urbain congolais. Le projet s’appuie également sur les collaborations avec les acteurs locaux – institutions, artistes, entreprises et associations – afin de renforcer l’employabilité et de favoriser des solutions adaptées au territoire.

D’ici 2027, l’ouverture des deux premiers cursus marquera la première étape d’un pôle intégré du Design à Lubumbashi, appelé à s’étendre progressivement à l’ensemble des disciplines du design. Au-delà de la formation, ce projet participe à la valorisation des savoir-faire locaux, au développement des industries culturelles et à la formation d’une génération de professionnels capable de penser et de transformer la ville.

Ce projet est soutenu par l’instrument Amorce de l’ARES, destiné à favoriser de nouvelles dynamiques de coopération académique.

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Tễle_VisionS, projet de télévision numérique pirate

Televisions

En 2024, le Centre Wallonie-Bruxelles lançait Archipel#Chaos-Monde, des rencontres dédiées aux créations et pensées contemporaines des territoires francophones, avec un focus particulier sur les espaces ultramarins et panafricains. L’événement rassemblait artistes, chercheur·es et penseur·es dont les voix échappent aux visions rétrotopiques et offrent des clés pour comprendre les transformations de notre époque.

Organisé en mode biennal, Archipel#Chaos-Monde alterne années d’exposition et années d’incubation de projets. Cette année, Tễle_VisionS, projet de télévision numérique pirate, est incubé en collaboration avec des écoles et centres d’art de Bruxelles, Kinshasa, Paris, Sousse et Tunis. Pour La Cambre, le projet est porté par l’atelier Espace urbain.

La chaîne Tễle_VisionS est diffusée du 27 au 28 novembre, de 16h à 22h. En parallèle, le plateau est accessible en libre accès au Centre Wallonie-Bruxelles / Paris.

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BIP – Blended Intensive Programmes – LA CHAUSSURE IMPOSSIBLE

Bottes

Une semaine de workshop à Bruxelles autour de la chaussure à la recherche d’une approche de la maroquinerie 3.0, un projet Erasmus+ initié par l’atelier Accessoires.

Du 3 au 7 novembre 2025, l’ENSAV La Cambre (Bruxelles), l’Institut Jeanne Toussaint (Bruxelles), Duperré (Paris) et UMPRUM (Prague) ont réuni 26 étudiant·e·x·s des domaines de l’accessoire, de la mode et du design d’objet pour un workshop collaboratif inédit autour de la chaussure.

Pendant cinq jours, les participant·e·x·s ont exploré le cuir et les techniques de maroquinerie à travers la transformation de chaussures vintage ou upcyclées. Le projet invite à repenser la chaussure hors de sa fonction utilitaire : détournée, déconstruite ou transformée, elle devient un objet d’expression oscillant entre accessoire, sculpture et manifeste.

Au-delà de l’expérimentation technique, ce workshop est une immersion pédagogique et humaine : travailler en conditions collaboratives, confronter les approches méthodologiques, partager savoir-faire et idées, et créer des solutions originales adaptées aux contraintes du matériau et de la forme. L’expérience favorise également la rencontre interculturelle et la construction de réseaux professionnels durables.

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Projet "Amour Reuze"

Projet Amour Reuze

Du samedi 15 au dimanche 30 novembre 2025, les Bachelier 3 en architecture d’intérieur investissent le Belvédère du Frac Grand Large Hauts de France (Dunkerque).

L’atelier explore la Tour de Reuze, un bâtiment en quête de renouveau.
« Comment réinventer l’espace pour redonner souffle à cette figure architecturale de la ville ? »

Projet et exposition à l’initiative du Bureau des hypothèses.

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Meeting Point #53 Territoires subjectifs

Affiche MP 53 Territoires subjectifs Ter

THE WALL

Projection du film de Philippe Van Leeuw (2023), en présence du réalisateur

Dans un long métrage aux airs de néo-western, le cinéaste dresse le portrait noir de l’Amérique post Trump à travers le regard de Jessica Comley, agente de patrouille fédérale à la frontière entre les USA et le Mexique.


Au départ de ce film, quatrième du cycle « Territoires subjectifs », il s’agit d’explorer la manière dont le rapport au territoire se construit et se déconstruit, en croisant représentations et imaginaires. Parcourir ces territoires – qu’ils soient géographiques ou corporels, et toujours traversés par des enjeux politiques – permet d’offrir un espace de reconnaissance à des voix et des récits souvent invisibilisés.

Meeting Point #52 Xiao Lu le premier coup de feu de l’art féministe chinois

Affiche MP 52 Xiao Lu Bis

Découvrez l'œuvre de l'artiste chinoise Xiao Lu, dont la performance emblématique de 1989 Dialogue est considérée comme le premier coup de feu de l'art féministe chinois. La rencontre mettra en lumière sa contribution courageuse à l'avant-garde, et son influence sur la scène artistique contemporaine. Les œuvres de Xiao Lu marquent une étape importante dans l'émergence des perspectives féministes dans l'art chinois et international.

Xiao Lu (1962) est une artiste chinoise spécialisée en art performance et installations. Elle est devenue célèbre en 1989, quand elle a participé à l’exposition « Avant-garde chinoise » avec son œuvre Dialogue. Deux heures après l’ouverture de l’exposition, elle tira sans prévenir sur son œuvre avec un pistolet, ce qui déclencha la fermeture immédiate de l’exposition. Quand le massacre de la place Tianamnen eut lieu quelques mois plus tard, son action fut fortement politisée, évoquée comme « les premiers coups de feu de Tiananmen ». Après avoir vécu longuement en Australie, elle vit aujourd’hui entre la Chine et le Royaume-Uni.

 

A l’initiative du cours de Performance et Art du corps. En écho à l’exposition rétrospective de l’artiste au Frauenmuseum de Bonn, du 9 Novembre au 8 Février.

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Exposition "Bullshit job" au Centre Wallonie-Bruxelles/Paris

Sophia Abderrazak (La Cambre Sculpture 2022) – Photographie: Julien Sales

Entre scénographie corporate trouée de failles et œuvres oscillant entre ironie, glitch et fictions administratives, les artistes explorent précarité, automatisation et aliénation des corps et des affects. Dans ce paysage instable, les logiques capitalistes et bureaucratiques sont détournées, esquissant d’autres manières de travailler, de résister et de coexister, nous rappelant que « un autre monde est possible ».

Depuis 2019, à l’initiative de Stéphanie Pécourt, les LABOS_DEMOS valorisent des artistes émergents en Littérature Hors le Livre et en Arts visuels, mettant en lumière les spécificités et les interconnexions des écoles supérieures belges et françaises. Dans les arts visuels, ce dispositif se traduit par des expositions collectives, dont Labo Demo – Bullshit Job.

Avec: Sophia Abderrazak (Sculpture, 2022) – Alexandre Barbé (Espace urbain, 2024) – Clara Bougon (Typographie, 2024) – Tom Rambaud (Stylisme et création de mode, 2024) – Fañch Le Bos (Photographie, 2025).

Ouverture jeudi 13 novembre

Visite de presse : 10h > 13h
Vernissage : 18h00 > 21h00

Concours TREMPLIN de BeCraft

La Cambre x TREMPLIN BeCraft 2025

Plusieurs jeunes diplômé·e·x·s de La Cambre ont été distingué·e·x·s lors du Concours TREMPLIN organisé par Becraft, plateforme des métiers d’art contemporains.
Ce concours, destiné à révéler et soutenir la jeune création, récompense chaque année les démarches les plus prometteuses dans le champ des arts appliqués et du design.

Les lauréat·e·x·s issu·e·x·s de La Cambre sont:

Hovic Der Sarkissian (Apothéose de l’ornement en réplique au crime – Céramique)
Prix idem + arts, Prix THANKSgalerie et Prix Michelangelo Foundation

Florentin Mathon (Silent Remains – Accessoires)
Prix du Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Mopsa Marciano (Twinkle, twinkle, little star. How I wonder what you are! – Design textile)
Prix ISELP

Nina Pothier (Hors-Normes – Design industriel)
Prix WBDM – Wallonie-Bruxelles Design Mode

Simon Aubry (Plaisir d’Offrir, Joie de Recevoir – Céramique)
Prix de l’Enseignement supérieur artistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Festival international de Hyères

Lucas Emilio Brunner

La Cambre à Hyères

Lors de la 40ᵉ édition du Festival d’Hyères à la Villa Noailles, Lucas Emilio Brunner (Atelier Stylisme et création de mode) a reçu le Grand Prix du Jury Mode, Adrien Michel (Atelier Stylisme et création de mode) s’est vu décerner le Prix le19M des Métiers d’art, et Alyssa Cartaut (Atelier Accessoires) le Prix du public.

7.427

Inauguration & lancement 7.427

L’atelier Espace urbain lance un nouvel objet éditorial : le Journal 7.427.

Pour l’occasion, le pavillon Brunfaut se transforme en Pavillon 7.427, accueillant à la fois le kiosque du journal et les projets artistiques de l’atelier.

Le premier rendez‑vous est fixé au 23 octobre 2025, de 18h à 21h. Au programme : lectures, drinks, et la présentation d’un ensemble de mobilier conçu spécialement pour le pavillon.

Prix 2025

Prix 2025

Lors de la séance solennelle du lundi 13 octobre 2025, 16 prix ont été remis, mettant en lumière le talent et l’engagement de la nouvelle génération d’artistes et de designers. Merci à nos partenaires pour leur soutien précieux : Les amis de La Cambre, SAFFCA, Jacqueline et Benoît des Cressonnières, et la Fondation CAB.

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MeetingPoint #51 Kinshasa Beta Mbonda

MeetingPoint #51 Kinshasa Beta Mbonda

Projection du film "Kinshasa Beta Mbonda" (2019)
Dans le cadre du cycle "Territoires subjectifs"
(En présence de la réalisatrice Marie-François Plissart)

À Kinshasa, une dizaine de jeunes percussionnistes font vibrer un quartier populaire. Ce sont les Beta Mbonda, anciens délinquants de gangs violents. La musique a redonné sens à leur vie et scellé leur amitié. Tel un chœur grec, leurs instruments traditionnels ou objets du quotidien font résonner les échos d’une ville-monde en dérive.

Cette séance s’inscrit dans le cycle de rencontres "Territoires subjectifs". À partir d’un film, il s'agit d'explorer la manière dont le rapport au territoire se construit et se déconstruit, en croisant représentations et imaginaires. Parcourir ces territoires – qu’ils soient géographiques ou corporels, et toujours traversés par des enjeux politiques – permet d’offrir un espace de reconnaissance à des voix et des récits souvent invisibilisés.